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main la balle qui rebondit ; ta taille s’affaisse effrayée par le poids de tes larges seins ; ton regard pur paraît indifférent ; la masse de tes cheveux est ravissante.

37. À ces mots les Asuras s’emparèrent de Sam̃dhyâ, qui s’avançait comme une beauté voluptueuse, le prenant, dans leur ivresse, pour une femme.

38. Le bienheureux Brahmâ souriant avec un sentiment de profonde affection, créa de sa beauté qui se mirait en elle-même les troupes des Gandharvas et des Apsaras.

39. Le corps qu’il créa ainsi fut lumineux, beau, aimable ; et les troupes des Gandharvas qui ont Viçvâvasu à leur tête, s’en emparèrent avec joie.

40. Après avoir créé de sa fatigue les Bhûtas et les Piçâtchas, Brahmâ en les voyant nus et échevelés, ferma les yeux.

41. Ces êtres s’emparèrent de ce corps, créé par le Dieu, qu’on nomme le bâillement et qui est le sommeil, de ce corps qui produit chez tous les êtres l’affaissement des organes avec lequel les Bhûtas domptent les vivants ; on appelle cette troupe celle des Unmâdas.

42. Le bienheureux Adja se sentant énergique, créa de sa forme invisible les troupes des Sâdhyas et celles des Pitrǐs.

45. Les Pitrǐs obtinrent ce corps par lequel avait eu lieu la création de l’Esprit, ce corps à l’aide duquel les sages déroulent l’offrande en l’honneur des Sâdhyas et des Pitrǐs.

44. Il créa les Siddhas et les Vidyâdharas de la faculté qu’il a de disparaître [à tous les regards], et il leur donna ce corps merveilleux qui est appelé le pouvoir de disparaître.

45. Il créa les Kinnaras et les Kim̃puruchas de la réflexion de son corps, en s’inclinant avec complaisance devant lui pour regarder sa propre image.

46. Ces êtres prirent cette forme qui avait été abandonnée par le Dieu : c’est pourquoi ils vont chantant deux à deux, au moment de l’aurore, les actions de Paramêchṭhin.

47. Couché, le corps étendu commodément, et livré à mille ré-