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parte pour un monde meilleur, un monde où la passion et le chagrin sont inconnus.

SÛTA dit :

22. En entendant sortir du milieu de rassemblée des Rǐchis ces paroles impartiales, d’où s’écoulait l’ambroisie, ces paroles graves et exemptes l’erreur, Parîkchit, ayant adoré les sages comme il convenait, leur adressa la parole, désireux d’apprendre les hauts faits de Vichṇu.

23. Parîkchit dit : vous tous qui êtes réunis ici de toutes parts, vous qui êtes semblables aux Vêdas qui existent sous une forme réelle par delà les trois mondes, je ne vois en ce moment, dans ce monde ou dans l’autre, que l’action d’une cause unique, la bienveillance pour les autres qui constitue votre caractère.

24. C’est pourquoi voici la question que je vous adresse, plein de confiance, ô Brâhmanes ! dans la nécessité d’exécuter vos commandements ; veuillez m’exposer ici, autant qu’il est en vous, les obligations et les principes de pureté auxquels les hommes doivent s’attacher de toute leur âme et surtout ceux qui sont au moment de mourir.

SÛTA dit :

25. Là survint le bienheureux fils de Vyâsa, qui errait sur la terre au hasard et sans faire attention à quoi que ce fût ; ne portant aucun signe qui le pût faire reconnaître, satisfait de ses propres richesses, ayant renoncé à toute espèce de vêtements, il marchait entouré de petits enfants.

26. À la vue de ce jeune homme âgé de seize ans, de ses pieds, de ses mains, de ses cuisses, de ses bras, de ses épaules, de ses joues, de tous ses membres enfin brillants de jeunesse, de ses yeux beaux et bien fendus, de son nez proéminent, de ses oreilles parfaitement égales, de son visage avec ses sourcils bien tracés, de son cou élégamment formé et marqué de trois lignes comme une coquille,