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34. Celui dont les pieds portant l’image du lotus, de la foudre, de l’aiguillon et de l’étendard, laissaient sur mon corps l’empreinte de la beauté et me faisaient ainsi participer à ses perfections, Bhagavat, m’élevait en splendeur au-dessus des trois mondes ; et aujourd’hui, voilà qu’il m’abandonne, détruisant par son absence tout l’éclat dont j’étais si fière !

35. Ce Dieu qui, maître de lui-même, dissipa les milliers d’armées conduites par les rois de la race des Asuras, dont le poids m’accablait, et qui revêtit un beau corps, dans la famille de Yadu, pour compléter en personne, par sa force virile, les pieds que tu n’avais plus pour te soutenir ;

36. Quelle est celle qui le verrait partir sans regret, lui qui, avec d’agréables discours embellis par un doux sourire et de tendres regards, vainquit la constance et l’orgueil des femmes de Madhu, lui dont les pieds, en laissant sur moi leur empreinte, me donnaient le frissonnement du plaisir ?

SÛTA dit :

37. Pendant que Dharma et la Terre se livraient à cet entretien, le Rǐchi royal nommé Parîkchit arriva sur la rive orientale de la Sarasvatî.


FIN DU SEIZIÈME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :
DIALOGUE ENTRE DHARMA ET LA TERRE,
DE L’ÉPISODE DE PARÎKCHIT, DANS LE PREMIER LIVRE DU GRAND PURÂṆA,
LE BIENHEUREUX BHÂGAVATA,
RECUEIL INSPIRÉ PAR BRAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VYÂSA.