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34. De même, il est bien vrai que l’accomplissement des œuvres quelles qu’elles soient, est pour l’homme la cause qui le ramène en ce monde ; cependant les œuvres aussi peuvent se détruire elles-mêmes, lorsqu’on les dirige vers l’Être suprême.

35. L’action qui est faite en lui, est sûre de plaire à Bhagavat ; car la science qui lui est subordonnée, est nécessairement accompagnée d’une intense dévotion.

36. Quand les hommes se livrent aux œuvres uniquement par esprit de soumission à Bhagavat, ils répètent les noms et les attributs de Krĭchṇa et pensent à lui,

37. [En disant : ] Ôm ! nous méditons : Adoration à toi, Bhagavat, fils de Vasudêva ! Adoration à Pradyumna, Aniruddha et Sam̃karchaṇa !

38. L’homme qui adresse ainsi au mâle du sacrifice, à cet être incorporel qui a pour unique forme celle d’un Mantra (une prière), un sacrifice accompagné du nom de sa forme réelle, cet homme-là possède la science véritable.

39. C’est ainsi que Kêçava, reconnaissant, ô Brâhmane, que j’avais exactement observé ses préceptes, me donna la science, le pouvoir, et le bonheur d’être en lui.

40. Et toi aussi, toi dont le nom est si célèbre, raconte aux hommes dont l’âme est sans cesse tourmentée par le malheur, la gloire illustre de l’Être suprême, laquelle satisfait le désir qu’ont les sages de connaître ; car les hommes ne trouvent pas d’autre moyen de mettre un terme à leurs maux.


FIN DU CINQUIÈME CHAPITRE, AYANT POUR TITRE :

DIALOGUE ENTRE VYÂSA ET NÂRADA,

DANS LE PREMIER LIVRE DU GRAND PURÂṆA,

LE BIENHEUREUX BHÂGAVATA,

RECUEIL INSPIRÉ PAR BRAHMÂ ET COMPOSÉ PAR VYÂSA.