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ment que sa conscience ne lui reprochait rien, qu’il n’avait agi que pour la gloire de Dieu et la défense de la vérité, sans avoir jamais été poussé par aucune passion contre les jésuites.

Se sentant près de sa fin, il demandait instamment à communier. Comme on lui refusait cette grâce, à cause de son état de faiblesse, il voulut au moins communier avec Jésus-Christ dans ses membres, qui sont les pauvres, et il exprima le désir de voir près de lui un pauvre malade, à qui on rendit les mêmes services qu’a lui. Ceci même ne se pouvant faire incontinent, il pria qu’on le portât aux Incurables, afin qu’il pût mourir en compagnie des pauvres. Cependant il souffrait de plus en plus, et il souhaita, non sans scrupules de conscience, une consultation. Les médecins essayèrent de le rassurer, mais il ne les crut pas, et voulut avoir un ecclésiastique pour passer la nuit auprès de lui. Vers minuit il eut une convulsion, qui, comme par miracle se suspendit, de telle sorte qu’il pût recevoir le Saint-Sacrement dans la plénitude de sa connaissance. « Voilà, lui cria le curé, celui que vous avez tant désiré. Puis, comme M. le curé l’interrogeait, suivant la coutume, sur les principaux mystères de la foi. « Oui, monsieur, répondit-il, je crois cela de tout mon cœur. Et, ayant reçu la communion, il dit : « Que Dieu ne m’abandonne jamais ! » Ce furent ses dernières paroles. Il mourut le 19 août 1662, à l’âge de trente-neuf ans et deux mois.

Ceux qui l’avaient approché vénérèrent en lui un bienheureux et un saint.