Ouvrir le menu principal

Page:Bibaud - Les fiancés de St-Eustache, 1910.djvu/126

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
118
LES FIANCÉS DE ST-EUSTACHE

— Nous aurons le plaisir de lire cette histoire ?

— Certainement, si vous croyez y trouver de l’intérêt.

— Comment en serait-il autrement, puisque vous l’écrirez.

— Ah ! mademoiselle, vous me comblez ; mais je ne veux pas vous retenir, au revoir.

Ils se saluèrent. Au même instant la porte de la demeure de monsieur Girardin s’ouvrit. Gabrielle, vêtue d’un élégant costume de voyage, apparut sur le seuil.

— Ah ! c’est ainsi que tu te promènes avec, les auteurs, dit-elle avec malice en embrassant son ami, je vais le dire à M. Dugal, il est arrivé avant toi.

Lucienne souriant.

— Suis-je en retard, vous ai-je fait attendre ?

— Non, ma mère a quelques petits préparatifs à terminer. Pierre et toi aurez encore le temps d’avoir un tête-à-tête avant notre départ.


XIV


— Alerte, Minerve, alerte, alerte, alerte.

Et le cavalier caressait la croupe de sa monture du manche de sa cravache, pour accélérer la course de la bête qui, cependant, traversait l’espace avec la rapidité d’une bombe, faisant voler des étincelles sous ses sabots, dans le chemin désert conduisant à Saint-Eustache.