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Mal ou bien, mon début fut contre l’avarice.
Cheminant, l’autre jour, je rencontre Fabrice ;
La canne sous le bras, un pamphlet à la main :
« L’avez-vous lu ? » dit-il. — Quoi ? — Ce dur Chapelain…
« Que vois-je ? vous riez ! mais ce n’est pas pour rire
« Que ce malin esprit me tance et me déchire.
« C’est bien à ce méchant qu’il faudrait du bâton :
« Que peut lui importer que je sois chiche ou non ?
« Parbleu ! que ne m’est-il donné de le connaître !
« Que ne puis-je, à l’instant, le voir ici paraître !
« Que j’aurais de plaisir à le bien flageller !......
« — Peut-être ce n’est pas de vous qu’il veut parler.
« — Si ce n’est pas de moi, c’est d’un qui me ressemble.
« — Dans ce cas, mon ami, c’est de vous deux ensemble.
L’on voit que ma satire a fait un peu de bruit :
Oh ! puisse-t-elle aussi produire un peu de fruit !
Il est temps d’en venir à ma seconde épître.