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Et voici un joli poème sur le Brahmajâni :

I. Brahmajñâni demeure toujours intact, ainsi que le lotus qui n’est point mouillé par l’eau,
Brahmajñâni demeure toujours exempt de faute (ou de mal), ainsi que le soleil qui sèche toutes choses.
Brahmajñâni envisage tous les hommes également, ainsi que le vent qui effleure également le roi et le pauvre,
Brahmajñâni souffre et endure tout également, ainsi que la terre, qui est bêchée par les uns et couverte de santal par les autres.
Telle est la qualité inhérente au Brahmajnâni comme le pouvoir (de brûler) est inné au feu.
Brahmajñâni est plus pur que le pur, car l’impureté ne touche pas l’eau,
Dans l’esprit du Brahmajñâni la lumière luit, comme le ciel au-dessus de la terre.
Pour le Brahmajñâni, ami et ennemi sont égaux, le Brahmajñâni n’a pas d’orgueil.
Brahmajñâni est plus haut que le plus haut, mais il se croit plus bas que n’importe qui.
Ceux qui deviennent Brahmajñâni, Ô Nânak, sont les hommes que le Seigneur lui-même a faits (tels).

II. Brahmajñâni est la poussière (des pieds) de chacun ; Brahmajñâni a recueilli (ou connu) l’essence d’At’mâ.
Bramajñâni est compatissant envers tous ; aucun mal ne vient du Brahmajñâni.
Brahmajñâni envisage tous les êtres également, sur tout ce qu’il regarde il verse le nectar.