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en lutte avec son entourage parce qu’il veut absolument savoir ce qui est dans les choses ; il ne peut se contenter de leur aspect extérieur. Et il n’y a rien de plus ennuyeux pour un être ordinaire, homme ou femme, que d’être pressé de questions quant à la réalité des choses, alors qu’il se trouve tout à fait à l’aise sur l’oreiller rassurant des formules ; ainsi Nânak, dans son enfance, met son père à une rude épreuve. Sûrement, il doit être fou ; il reste assis pendant des heures, méditant, sans prendre aucune nourriture ; il doit avoir la fièvre. On amène un docteur pour l’examiner, Nânak demande à celui-ci s’il pourrait guérir les maladies de son âme. Quelle espèce de malade est-ce, qui accueille son médecin de cette manière ? Observez encore Nânak au moment où va s’accomplir la cérémonie du cordon sacré. L’histoire est si caractéristique que je vais vous la raconter — et je dois déclarer ici que je me sers, pour toutes les citations que je fais, des traductions que mes amis Sikhs ont eu la bonté de me donner et qu’ils ont extraites de leurs propres livres, afin que j’aie un terrain sûr, sur lequel je puisse m’avancer.

« Lorsque tout fut prêt et que le Purohit (le