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Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/361

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Passons du laïque à l’ascète, le Yati. Les règles de ceux-ci sont très strictes. Beaucoup de jeûnes, dans des proportions extraordinaires, tout à fait comme chez les grands ascètes de l’Inde. Il y a des femmes aussi bien que des hommes ascètes, dans la secte connue sous le nom de Svetâmbaras ; les Digambaras n’ont pas de femmes ascètes et leur conception de la femme n’est peut-être pas, en somme, très flatteuse. Cependant, chez les Svetâmbaras, il y a des femmes ascètes au même titre que les hommes, soumises aux mêmes règles strictes, à mendier, renoncer à leurs biens ; mais une règle très sage défend à l’ascète de renoncer aux choses sans lesquelles le progrès ne peut pas se réaliser. Par suite, on ne peut renoncer au corps, il faut mendier assez de nourriture pour l’entretenir, car ce n’est que dans le corps humain qu’on peut arriver à la libération. On ne peut pas non plus renoncer au Gourou, parce que sans l’enseignement du Gourou on ne peut pas franchir le sentier étroit comme le tranchant d’un rasoir ; ni à la discipline, car si l’on y renonçait, le progrès serait impossible ; ni à l’étude des Sûtras, car elle est nécessaire aussi à l’évolution de l’homme ; mais, en