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Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/360

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arrive trop souvent. Que de fois les gens disent : « Si j’avais pensé, je n’aurais pas fait cela ; si j’avais réfléchi, je n’aurais jamais agi ainsi ; si j’avais réfléchi un instant, cette sotte parole n’aurait pas été prononcée, ces mots durs n’auraient jamais été dits, cette vilaine action n’aurait pas été faite. » Si vous vous habituez dès l’enfance à ne jamais parler sans penser, à ne jamais agir non plus sans penser, remarquez comme, inconsciemment, le corps apprendra à suivre l’esprit et comme, sans lutte ni effort, la légèreté sera vaincue. Bien entendu, l’ascète fait des vœux beaucoup plus sérieux que ceux-là, concernant son jeûne strict et sévère, dont tous les détails sont soigneusement consignés dans les règles, dans les livres. Mais je vous ai signalé un point que vous n’auriez pas, que je sache, trouvé dans les livres ci qui m’a paru caractéristique et utile. Laissez-moi ajouter que, lorsque vous rencontrerez des djaïnistes, vous les trouverez, en général, tels que cette éducation permet de les supposer : tranquilles, maîtres d’eux, dignes, assez silencieux et assez réservés[1].

  1. Les détails donnés ici sont tirés pour la plupart du Jaina tattvâdarsha, de Muni Almârâmji, et ont été traduits pour moi du Prâkrit par mon ami Govinda Dâsa.