Page:Besant - Des religions pratiquées actuellement dans l’Inde.djvu/343

Cette page a été validée par deux contributeurs.


néant, — a passé dans la relation du Maître, de manière à y réduire la doctrine extérieure à rien, le Maître lui-même à rien. Il meurt enfin après quarante-deux ans de travail, à Pâpâ, 526 ans avant la naissance du Christ. Il n’y a pas beaucoup à dire, vous le voyez, sur le Seigneur Mahâvira ; mais sa vie et ses œuvres sont mises au jour dans la philosophie qu’il a laissée, dans celle qu'il a donnée au monde, bien que sa personnalité soit réellement ignorée.

Avant lui, 1200 ans plus tôt, nous dit-on, avait vécu le vingt-troisième des Tirthamkaras, puis 84.000 ans avant celui-ci le vingt-deuxième et ainsi de suite, en remontant toujours le long rouleau du temps, jusqu’à ce que nous arrivions enfin au premier héros, Rishabhadeva, le père du roi Bharata qui a donné son nom à l’Inde. À ce point, les deux religions, le Djaïnisme et l’Hindouisme, se rejoignent, Hindous et Djaïns révèrent ensemble le grand Un qui, donnant naissance à une lignée de rois, devint le Rishi et le Maître.

Si nous examinons la doctrine par son côté extérieur (je passerai tout à l’heure à son point de vue intérieur) — nous trouvons