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de mémoire, mais je rends exactement le sens) :

Mais où est donc le soutien des cœurs contrits ?
Autrefois ils s’appuyaient sur ta parole éternelle,
Mais avec la crainte du pécheur leur espoir s’envole,
Fermement attachés à toi comme l’est à toi ton grand nom, ô Seigneur,
Ainsi nous devrions être éternellement, pour la joie ou la douleur.
Mais si les trésors de ton courroux pouvaient s’épuiser,
Tes fidèles devraient perdre le ciel promis. »

Mais s’il était vrai que la vie céleste eût pour condition les tortures d’autres hommes en enfer, je vous demande si tous ceux qui sont animés de l’esprit du Christ n’accepteraient pas d’être annihilés plutôt que d’acheter leur immortalité par les souffrances d’innombrables millions d’hommes, dans un enfer sans fin ? Heureusement, c’est là une doctrine qui appartient presque au passé ; l’un après l’autre, les chrétiens l’abandonnent ; l’un après l’autre, les maîtres proclament la doctrine opposée ; le chanoine Farrar, prêchant dans la chaire de Westminster Abbey, proclame la doctrine de « l’éternel espoir », comme s’opposant à celle de l’éternel enfer et, seuls les esprits étroits et incultes, qui, faute d’imagination, ne peu-