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Bouddha se mirent d’accord et la paix fut rétablie au soin de l’Ordre[1].

Une mère en larmes étreignait son enfant mort contre son sein : le Prophète lui dit que son bébé serait rendu à la vie si elle pouvait rapporter de la graine de moutarde d’une maison où il n’y aurait jamais eu de mort ; cette douce leçon fit une impression plus profonde qu’une centaine de sermons.

Un homme l’injuriait grossièrement tandis qu’il prêchait la grande doctrine. « À un homme qui, sottement, me veut du mal, je réponds par un amour complet ; plus de sa part, viendra de mal, plus de la mienne viendra de bien. » Tandis que l’homme lui adressait des reproches, « le Bouddha demeurait silencieux et ne lui répondait pas, ayant pitié de sa folie. L’homme étant au bout de ses injures, le Bouddha lui demanda : « Mon fils, lorsqu’un homme oublie les règles de la politesse en faisant un cadeau à un autre, l’usage est de dire : Gardez votre présent. Mon fils ! vous venez de m’outrager ; je me refuse à accueillir votre injure, et vous prie de la garder, elle ne sera qu’une source de misères pour vous-

  1. Évangile du Bouddha, XXXVIII, p. 115 à 122. Note des Éd.