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Très Beau, le Très Fort, le Très Intelligent, celui dont le corps est le plus parfait, le Dieu suprême par sa Sainteté ; celui qui est très Sage, le Bienheureux, celui qui nous a créés, nous a formés, nous conserve l’existence, le plus Saint d’entre les divins. J’invoque et je proclame : Vohûmano, Ashvahista, Kshathra-Vairya, Spent-ârmaiti, Haurvat et Ameritât ; le corps de la vache, l’âme de la vache, le feu (le fils) d’Ahûra-Mazda, le plus précieux des Ameshaspentas[1]. »

Mais les Yasnas sont pleines d’hommages : aux Dieux suprêmes, à Mithra[2], à la Déesse des eaux[3], à Srosh[4] — l’une des plus puissantes parmi les grandes intelligences, — au Soleil, à la Lune et aux Étoiles[5]. En somme, il faudrait détruire l’édifice tout entier du Zoroastrisme si, par déférence pour le matérialisme européen, on en voulait arracher le culte des Dieux. Dans cette religion, comme dans l’Hindouisme, les Dieux sont partout et à mesure que le fidèle s’élève,

  1. Yasna, I, I, 6. Trad. du prof. Spiegel, p. 26.
  2. Mihir Yasht, Essays on the Parsîs, p. 202.
  3. Abân Yasht. Ibid., p. 197.
  4. Yasna, LVII. Ibid., p. 189.
  5. Yasna IV, 89. Trad. de Spiegel, p. 12.