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antiques, il n’y avait pas de lacune dans l’Univers, pas d’espace vide, aucun lieu exempt d’Intelligences vivantes et où des êtres spirituels ne fussent pas actifs ; entre l’homme, à la base de l’échelle, et le Dieu suprême au sommet, se plaçaient des Intelligences, occupant des rangs de plus en plus élevés, d’une nature de plus en plus divine et toutes objets d’adorations, — fait dont témoigne la littérature zoroastrienne tout entière. À côté de la Yasna, formée des deux parties que nous venons de voir, nous trouvons la Visparad, collection d’invocations préparatoires qu’on prononçait avant les autres prières et sacrifices. On peut considérer ces deux recueils, la Yasna et la Visparad comme occupant dans le Zoroastrisme la même place que les Védas dans l’Hindouisme. Après ces recueils, nous trouvons ce qui constituait autrefois une vaste littérature et dont, Hélas ! il ne nous reste presque plus que des titres. Nous possédons un livre complet et quelques fragments du reste, tandis que nous avons la liste de vingt et un grands traités dont le contenu, grossièrement résumé, nous a été conservé : — c’est ce qu’on appelle les vingt et un Nasks. Il y est question de toutes sortes de sciences,