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Page:Bellerive - Brèves apologies de nos auteurs féminins, 1920.djvu/60

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Auteurs féminins

Un écrivain français, M. Jean Teincey, en a aussi fait une belle et longue analyse que la Patrie a reproduite en date du 8 octobre 1904.

« Chacune des nouvelles de ce recueil, nous dit-il, est un petit poème de vaillance et de vertu, simple, frais, juvénile, sans prétention ni apprêt, entraînant et alerte comme la jeunesse même. »

Puis, après avoir noté la beauté de chacune de ses pages, il ajoute :

« Madeleine est idéaliste, et elle a bien raison, car ses joies enthousiastes lui laisseront toujours, comme elle le dit, des rayons d’or dans l’âme. Ces rayons éclairent, à son insu, tout son style, le colorent, l’échauffent et en rendent l’émotion communicative et entraînante. Nous saluons en elle la vraie originalité féminine, et nous souhaitons qu’elle continue à se développer dans ce sens. Elle apportera ainsi à la littérature un élément précieux et vivifiant, car quelle que soit la somme des joies amassées dans une vie, il reste toujours de nouvelles douceurs à déposer dans le trésor sans fin du cœur de l’homme. »

Le deuxième livre de Madeleine : Tout le long du chemin, a aussi inspiré de belles pages à nos écrivains.

« En une langue exquise d’élégance, de souplesse et de nuances, Madeleine nous offre une série de véritables petits croquis d’âme, nous dit Mlle Gérin-Lajoie, dans la Bonne parole d’avril 1913. Ils sont pris le long du chemin : d’humbles petits paysages parfois fleuris de lilas, plus souvent