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religion et à la monarchie avait fait vouer à la mort. M. de Beauvollier jouissait d’une grande influence parmi les chefs vendéens, et souvent il leur faisait adopter ses opinions ; il est fâcheux qu’il n’ait pas réussi à les convaincre dans une circonstance qui pouvait être décisive pour l’armée royale. Fatiguées de servir la Convention, qui les faisait passer sans cesse d’un commandement à un autre, mécontentes de la destitution de chefs qu’elles estimaient, les garnisons de Mayence et de Valenciennes offrirent aux Vendéens de venir grossir leurs rangs, si on voulait leur assurer une solde régulière. M. de Beauvollier se prononça fortement pour que cette offre fût acceptée, et proposa d’affecter au paiement de la solde demandée l’argenterie des églises des départemens de la Vendée, des Deux-Sèvres et de la Vienne, qui était en dépôt à Fontenai. Son avis fut appuyé par MM. de Larochejacquelin et de Lescure ; mais la majorité du conseil crut voir un sacrilége dans cette disposition, et l’offre fut