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fait que son argenterie. En effet, lorsque Charles avait offert de la rendre, le ministre lui avait répondu : « Gardez-vous-en bien, je ne pourrais plus dire que ce sont des brigands qui l’ont enlevé. » J’observe encore qu’à cette occasion il demanda s’il n’y avait pas dans le pays quelques gueux sur qui on pût mettre l’endosse du tout. On lui répondit que c’était le métier de la gendarmerie de donner des informations de cette nature. Quoi qu’il en soit, à peine fûmes-nous partis, que les officiers de gendarmerie, piqués de l’inutilité de leurs recherches, et peut-être aidés dans leurs opérations par la disposition d’esprit de Clément-de-Ris, tirèrent bientôt de lui plus de renseignemens qu’ils ne pouvaient même en attendre. Aussi ne tardèrent-ils pas à aller droit à la métairie ; ils arrêtèrent le fermier et sa femme, qui, intimidés, compromirent madame Lacroix. Alors Fouché faisant venir cette femme, l’ordre de l’arrêter fut exécuté ; seulement, dans l’intervalle, le tribunal criminel s’empara