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de son parti qui l’avaient enlevé, attendu qu’on ne découvrait pas que ce fussent des jacobins. On avait fait courir le bruit que Clément-de-Ris, assez mauvais parent, avait des discussions d’intérêt avec des neveux à lui, qui s’étaient emparés de sa personne pour parvenir à être dédommagés. M. de Bourmont, au lieu de décliner l’influence qu’on lui supposait, s’engagea en quelque sorte à envoyer des ordres. Carlos vient de sa part s’informer si on savait où était Charles, sans avoir de certitude qu’il fût l’auteur de l’enlèvement, mais seulement des soupçons assez vagues ; on me demanda si je connaissais le lieu de sa retraite. Je m’enquis d’abord de ce qu’on en voulait faire ; et l’on me dit que s’il était possible de ravoir le sénateur, la confiance du gouvernement, sa reconnaissance, sa bienveillance pour tout ce qui était royaliste, en serait le résultat assuré. Je fus rendre compte de cette ouverture à Charles, qui me répondit qu’il voulait savoir quelles conditions on faisait. Carlos voyant