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lettre une proclamation imprimée, assez menaçante, et en prévenant les chefs que le général Brune, avec des renforts, était sur la route de Nantes.

M. de Châtillon, instruit que trente mille hommes marchaient sur lui et sur Georges Cadoudal, dépêcha une ordonnance à ce chef pour le prévenir que la Vendée ayant fait sa paix particulière, par suite de l’adhésion de M. d’Autichamp et des intrigues du curé Bernier, il devenait urgent d’agir ensemble ; qu’il venait aussi d’avertir le comte de Bourmont afin qu’il adhérât aux conditions accordées aux Vendéens, sans pourtant les connaître.

Cette ordonnance partit à l’heure même ; et les chefs divisés, sans concert, et s’abandonnant réciproquement, signèrent et se prosternèrent.

La résistance du comte de Bourmont fut courte et celle du comte de Frotté fut tragique. Georges Cadoudal eut seul le mérite d’une soumission forcée, après avoir plus