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Londres, où l’on était très-alarmé de la paix.

Les chefs devaient se réunir à Candé, lorsqu’une ordonnance du général Hédouville vint avertir que le terme de la suspension d’armes expirait le surlendemain, et que si la paix n’était pas arrêtée, il allait reprendre les armes sur-le-champ. Georges Cadoudal partit aussitôt pour le Morbihan, et M. de Suzannet père pour la Vendée, où il alla joindre son fils. Sur les instances du marquis de Suzannet et de M. de Châtillon, madame de Turpin prit la route d’Angers pour y ouvrir les négociations en masse, et suspendre ainsi la reprise des hostilités de quelques jours, afin de donner le temps à M. de Suzannet de remplir sa mission.

Madame de Turpin trouva la ville d’Angers dans la consternation : toute espérance de paix semblait perdue. Toutefois l’aide-de-camp Lacuée, envoyé par le premier consul, dit à madame de Turpin que Bonaparte désirait vivement que la paix pût se faire, et que ce serait avec chagrin qu’il se verrait