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publicains furent servis par des émissaires adroits.

L’Angleterre alarmée se réveilla tout-à-coup ; elle dépêcha un convoi chargé de quelques guinées. L’escadre de l’amiral Keit vint mouiller devant Quiberon ; elle donna quelques cartouches, quelques fusils ; mais il n’en parvint pas à l’armée du comte de Châtillon, quoique ce général eût envoyé le commandeur de Fougeroux et d’autres officiers solliciter des munitions. Madame de Turpin a ouï dire qu’on avait distribué très-peu de poudre, et que seulement cent mille francs avaient été disséminés dans cette armée assez nombreuse et qui occupait un pays très-étendu.

Avant la réunion de Pouancé, madame de Turpin revint à Angrie, où tous les chefs, avertis de son retour, se trouvèrent ; ils y tinrent conseil et y admirent madame de Turpin. Le conseil se composait de MM. de Châtillon, d’Andigné, de Fougeroux, de Quinlis, de Bourmont et de Frotté. Geor-