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joint l’armée du haut Anjou, commandée alors par Stofflet. Le 26 juillet de la même année, madame de Turpin reçut une lettre de MM. de Montjean, Grandjean et Chafoi, pris dans l’arrondissement du haut Anjou, et traduits devant une commission militaire. Ils s’adressaient à madame de Turpin pour obtenir du général Hoche le bénéfice de la condition accordée aux émigrés de l’armée de Scépeaux ; mais l’exprès qu’ils envoyèrent perdit plus de six heures en route, et ces malheureux condamnés furent fusillés. Madame de Turpin reçut le lendemain la réponse du général.

Quelques semaines s’étaient à peine écoulées qu’on surprit à Hoche l’ordre de faire arrêter tous les chefs royalistes des départemens de l’ouest qui venaient de se soumettre. Scépeaux fut arrêté à Nantes ; M. de Bejari et beaucoup d’autres le furent dans la Vendée ; M. d’Autichamp parvint à se soustraire à cette mesure ; M. de Turpin et le chevalier d’Andigné se mirent également à couvert.