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Le général répondit : « La vôtre me suffit, j’aurais bien mauvaise opinion des royalistes s’ils n’étaient pleins de confiance en vous. » On se sépara aussitôt après que le général eut présenté à madame de Turpin le général Gratien, qu’il envoyait à Candé avec une colonne de troupes républicaines pour veiller à l’exécution de la paix ; il lui recommanda de correspondre avec madame de Turpin et d’agir d’accord avec elle pour tout ce qu’elle pourrait lui représenter comme pouvant être utile et convenable à la tranquillité du pays.

Le lendemain le général Gratien partit pour Candé à la tête de ses troupes, et madame de Turpin se rendit au village de la Menantais pour rendre compte aux autres chefs qui s’y trouvaient encore de tout ce qui venait de se passer. Avant de quitter Angers, elle avait demandé au général Hoche et obtenu l’autorisation de résider au château d’Angrie, appartenant à son neveu, Charles de Turpin ; elle et son neveu se ren-