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confirmer ses premiers pouvoirs, et la pressèrent de se remettre en route. Madame de Turpin court à Ancenis. Là, se voyant environnée de dangers, elle préfère s’embarquer sur la Loire jusqu’à Nantes, malgré la surveillance des chaloupes canonnières ; car il ne faut pas oublier que la négociatrice n’avait ni sauf-conduit, ni passe-port. Au moment où elle mettait le pied sur le bateau, le général Baillot vient l’avertir que le général Hoche arrive le même jour à Nantes : elle dépêche aussitôt vers ce général l’homme qui s’était dévoué pour l’accompagner ; sorte de guide, très-intelligent ; il fut bien reçu par le général Hoche qui lui donna un sauf-conduit pour madame de Turpin : elle ne le reçut que vingt-quatre heures après.

À son arrivée à Nantes elle apprend que Hoche vient de se porter sur Angers ; trois fois elle fait le trajet de Candé à Angers ; elle obtient enfin de ce général une entrevue, dont les détails appartiennent essentiellement à l’histoire de cette guerre.