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En même temps le vicomte de Scépeaux donnait avis au comte de Puisaye de l’ouverture des négociations. « C’est un piége, lui répond ce chef… il faut gagner du temps. Le parti royaliste est un comme le Roi pour lequel il combat : une portion ne peut traiter sans l’autre. »

Déjà même M. d’Autichamp avait envoyé M. de Beaumont auprès de M. de Scépeaux pour le prévenir qu’il était dans la même position que lui, et pour le prier de le faire comprendre dans les conditions qu’on lui accorderait. M. de Beaumont le dit lui-même à madame de Turpin, en lui communiquant la lettre de M. d’Autichamp ; lettre dont il était porteur.

Mais le général Hoche ne voulait que des soumissions séparées ; il faisait attaquer partout les rassemblemens royalistes ; partout il les dispersait et les mettait en fuite. Ce fut dans ces circonstances terribles que madame de Turpin prit la détermination courageuse d’aller remplir la mission délicate qui lui