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der la moindre ouverture, tous les généraux royalistes étant d’avis de mourir les armes à la main plutôt que de traiter sur le pied de brigands.

Retirée alors au village de la Menantais, madame de Turpin y était entourée de paysans pieux, de domestiques fidèles. De la colline où est assis le village, elle apercevait et le château d’Angrie, et les bivouacs des républicains qui couvraient tout le pays. Les principaux chefs de son parti, tels que Scépeaux, Bourmont, Châtillon et d’Andigné, venaient conférer avec elle. Un jour, se trouvant réunis, elle reçoit une nouvelle lettre du sieur Bancelin qui revenait à la charge et protestait qu’elle obtiendrait de meilleures conditions. Elle communique aux chefs toute sa correspondance. On lui dicte une réponse ; et on sollicite, pour un officier de l’armée, un sauf-conduit afin qu’il puisse aller conférer avec le général Hoche et aviser aux moyens de soustraire le pays à une ruine totale. Hoche refuse le sauf-conduit et imprime encore