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les communications des royalistes ; ce corps avait atteint peu de jours auparavant un chef de canton nommé Rossignol qui avait péri dans le combat, ainsi qu’une centaine d’insurgés sous ses ordres. Scépeaux attaque l’ennemi sans hésiter, et emporte le bourg après un engagement vif et court. Les républicains se replient sur le grand Auvernet, et laissent deux cents des leurs sur la place. La perte des royalistes fut peu sensible à cause de la promptitude de l’attaque ; ils eurent à regretter toutefois le capitaine de la paroisse de Saint-Mars-la-Jaille, homme intrépide qui avait reçu neuf blessures dans la guerre vendéenne et d’outre-Loire.

Du côté de Segré, le chevalier de Turpin, Mesnard et d’Avaisne attaquèrent le 8 mars, avec un autre rassemblement, l’adjudant-général Henri qui, à la tête d’un détachement d’infanterie et de vingt hussards, conduisait à Segré un convoi. L’action s’engagea des deux côtés de la route, à la hauteur du moulin de Saint-Denis, entre Segré et le village