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territoire du vicomte de Scépeaux. Dès le mois de février, au moment même où ce chef allait passer en revue les divisions de Laval et conférer avec le comte de Frotté et d’autres officiers royalistes, vingt bataillons de l’armée de Hoche commençaient à traverser le pays compris entre Amiens, Angers et Segré.

L’une de ces colonnes s’était dirigée sur le château de Bourmont, où se tenait le quartier-général. Le comte de Châtillon, en l’absence du vicomte de Scépeaux, n’ayant avec lui qu’une poignée de royalistes, envoya les malades et les blessés au château d’Angrie et se retira d’abord à Candé. Là, il espérait réunir une ou deux divisions et opposer quelque résistance ; mais, forcé de se battre, soit dans leur camp, soit sur les routes, les insurgés ne purent le joindre ni se concentrer.

Cependant le vicomte de Scépeaux, à son retour du Maine, se porte avec le comte de Châtillon sur le bourg d’Auvernet, où avait pris position un corps républicain qui gênait