Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/303

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


somme de vingt-sept mille livres sterling par mois, pour les armées de Bretagne, de Charette, de Scépeaux et de Stofflet. Tout fut accordé ; Puisaye en donna aussitôt avis par une lettre circulaire à toutes les divisions royalistes, et il reçut lui-même la confirmation du subside par une note officielle que lui transmit sir John Warren ; elle portait qu’il serait mis à terre dix-sept barils contenant vingt-six mille livres sterling pour être distribuées, onze mille livres à l’armée de Bretagne, et cinq à chacune des trois autres. Le paiement de ce subside devait former la solde des armées royales pour le premier mois. Mais les royalistes, accablés déjà de revers, n’ayant pu s’emparer de la côte du Morbihan, où le versement devait s’effectuer, l’amiral Herwey, chargé de ramener les forces navales anglaises, avait fait remettre à bord l’argent, les armes et autres secours, et le tout était rentré dans les ports d’Angleterre. Puisaye en réclamait vivement le prompt renvoi. Ses instances étaient appuyées par l’autorité du