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et Stofflet avec tant de vigueur, que ces deux chefs célèbres venaient de tomber en son pouvoir. L’un ayant été fusillé à Nantes, l’autre, surpris, conduit à Angers, fut également passé par les armes. Toute la Vendée, le haut Anjou et la rive gauche de la Loire se trouvant pacifiés, Hoche tourna ses regards vers la rive droite ; il croyait n’avoir rien fait tant qu’il n’aurait pas soumis la Bretagne. Il y porta toute son attention, et passa la Loire avec quinze mille hommes pour forcer enfin les Chouans à recevoir la paix.

Le danger était pressant. Depuis près de quatre mois les efforts du comte de Puisaye, qui aspirait au commandement général des royalistes de Bretagne et pays circonvoisins, tendaient à prévenir la dissolution de son parti. Il ne lui voyait plus d’autre appui que dans les subsides du gouvernement britannique. Dès le mois d’octobre, ayant senti la nécessité d’un secours pécuniaire fixé et réglé, sur lequel on pût établir toutes les opérations, il avait formé la demande d’une