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le bourg, et mis sur le pied de guerre, étaient commandés par le piémontais Marianis, qui avait embrassé à Toulon la cause royale. Étant tombé au pouvoir des républicains à Quiberon, il s’était évadé et venait de se jeter dans le parti des insurgés d’Anjou et Bretagne. Quelques postes avancés épiaient les mouvemens des cantonnemens républicains placés à Ancenis, Ingrande et Varades. Outre le camp de Becon, qui fut maintenu, le conseil en établit plusieurs autour de Candé ; ils étaient plus ou moins nombreux, selon la population des campagnes. Chaque jour les insurgés se rendaient au camp qui leur était assigné, se soumettant aux appels et aux réquisitions, suivant la discipline introduite par les officiers émigrés. À la moindre apparition des troupes républicaines, le cornet à bouquin, signal de ralliement, se faisait entendre de toutes parts.

L’insurrection de ce côté avait pris un tel accroissement que presque toute la rive droite de la Loire était occupée par les royalistes,