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secourir les hommes de son parti ; en outre, il avait un corps de cavaliers qu’il équipait, montait, armait à ses frais, qui lui servaient d’ordonnances, et faisaient les reconnaissances les plus périlleuses.

Cette armée ayant achevé de s’organiser, on créa des divisions, et on forma des compagnies ; elles furent habillées, et on leur donna des instructeurs. Le baron Charles de Turpin se chargea d’armer et d’équiper à ses frais la compagnie d’Angrie, dont il prit le commandement ; il combattit souvent à la tête de cette compagnie de braves. Son château offrait d’ailleurs aux officiers émigrés toutes les ressources qu’on pouvait attendre d’une hospitalité noble et généreuse ; les blessés y étaient recueillis et soignés, sous la direction de la vicomtesse de Turpin, sa belle-mère.

Le conseil royal du bas Anjou et haute Bretagne siégeait d’ordinaire au couvent des Augustins, commune de Candé. Trois cents chouans ou royalistes d’élite, casernés dans