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la campagne, pour qu’il le fît passer dans le pays qui était le lieu de sa naissance, et où étaient ses propriétés ; il n’avait demandé ni rang ni grade, mais son passage et un fusil. Arrivé entre la Loire et la Vilaine, à l’armée du vicomte de Scépeaux, il avait éludé toutes les déférences pour donner le premier l’exemple de l’obéissance au général en chef. Trop enclin à s’exposer dans les combats, il excitait la continuelle sollicitude de ses compagnons d’armes, qui ne virent aucun autre moyen de modérer son ardeur que de le nommer président du conseil royaliste d’Anjou et de Bretagne. Ce fut aussi à cette armée que s’attachèrent plus particulièrement le chevalier d’Andigné et le comte de Bourmont, qui en devint le major-général. Le conseil, dont le comte de Châtillon était président, se composait du vicomte de Scépeaux, du comte de Bourmont, du chevalier d’Andigné et de M. d’Avaisne l’aîné, propriétaire du château de Combré, officier plein de fidélité et de bravoure.