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Mme de Turpin et M. Charles de Turpin, son neveu, ne balancèrent pas d’aller à Segré se mettre en otage pour la sûreté des communications entre les républicains et les chefs royalistes.

Ce fut alors que le délégué Bezard revint à la charge pour que Mme de Turpin voulût bien accompagner et accréditer ceux qui étaient chargés de porter le décret d’amnistie dans le district de Segré ; là, ce décret n’était reçu qu’avec la plus grande défiance, tant on doutait de la droiture et des intentions de la Convention qui siégeait à Paris. Les royalistes se fiaient davantage aux chefs militaires du parti républicain.

Le rapprochement fut déterminé par la démarche loyale d’un aide-de-camp du général Leblée, du nom de Leclair, qui vint seul dans les bois conférer avec MM. de Turpin et de Dieusie. Il leur inspira tant de confiance que ces deux chefs adhérèrent, ainsi que M. de Scépeaux, aux préliminaires de la paix.

Ce fut madame de Turpin qui en apporta la