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fique les femmes, les enfans, les blessés ou malades vendéens restés cachés en Bretagne après avoir échappé miraculeusement à la mort.

Quand ils eurent assez développé les vues de la Convention, ils jugèrent qu’il était temps d’entrer en pourparlers avec Charette et successivement avec les autres chefs qui tenaient le commandement sur l’autre rive de la Loire.

Ils n’avaient encore ouvert aucune communication avec les arrondissemens royalistes du vicomte de Scépeaux, du chevalier de Turpin et du comte de Dieusie. Personne dans le parti révolutionnaire n’avait d’accès dans les districts de Candé, de Segré et d’Angrie, foyers de cette nouvelle insurrection qui chaque jour prenait plus d’accroissement. Le chevalier de Turpin venait même d’adresser au général Hoche, qui commandait alors du côté d’Angers, une lettre menaçante, demandant un armistice dont il dictait lui-même les conditions.

Les délégués de la Convention, Bezard et