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més s’éleva vers le commencement de 1794, entre Ancenis, Angers et la Mayenne, par l’influence et l’impulsion du vicomte de Scépeaux, du jeune comte de Dieusie, et de son oncle, le chevalier Turpin de Crissé. Ils avaient fait tous les trois leurs premières armes sous l’illustre Bonchamps ; tous trois avaient suivi l’armée vendéenne jusqu’au moment de sa destruction, à la suite de tant de combats et de batailles livrés aux républicains, ou plutôt aux soldats de cette Convention, d’où était sorti le règne de la terreur.

Restés sur la rive droite de la Loire, ces trois officiers royalistes s’étaient efforcés, d’après les vues de Bonchamps, d’étendre l’insurrection contre-révolutionnaire de proche en proche, jusque dans le Maine et les frontières de la Normandie.

Le vicomte de Scépeaux avait organisé le pays depuis Becon jusqu’à Candé et Saint-Mars d’une part, et de l’autre jusqu’aux portes d’Angers et d’Ancenis ; le comte de Dieusie et le chevalier de Turpin poussaient leur organisa-