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chesse d’Angoulême offrit au Roi la vente de ses diamans ; Sa Majesté les accepta. En conséquence Son Altesse Royale chargea et autorisa Mme la duchesse de Sérent, sa dame d’honneur, à prendre les mesures les plus promptes pour cet objet. Les termes employés dans cette autorisation par Son Altesse Royale sont dignes de remarque : « Pour, dans notre commune détresse, servir à mon oncle, à ses fidèles serviteurs et à moi-même. »

Les diamans furent déposés chez M. Laurenz Lork, consul de Danemarck, qui avança sur le prix de leur vente la somme de 2,000 ducats.

Le 22 février, M. le comte d’Avaray me dit, vers deux heures après midi, que le gouvernement anglais accordait un licenciement à l’armée de Condé, et qu’il fallait y faire participer le détachement des gardes-du-corps. « Faites-en l’état et rédigez un mémoire, ajouta-t-il, pour les ministres, je le ferai partir pour Londres ; il n’y a pas un instant à perdre.