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j’ai été témoin, et des malheurs que j’ai éprouvés pendant cette campagne qui a été si funeste à la France. J’y ai ruiné ma santé, qui, jusque-là, avait été robuste et florissante ; j’y ai perdu une fortune acquise par de longs et pénibles travaux ; j’y ai perdu mon fils aîné qui, blessé grièvement au passage de la Bérésina, est venu mourir, à la fleur de son âge, dans les hôpitaux de Witepsk. Mais la France a recouvré la paix, et je ne me souviens plus de mes malheurs que pour bénir le gouvernement réparateur qui les a fait cesser.