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Enfin, au mois de novembre 1814, nous pûmes aussi nous diriger vers la France. Pendant notre voyage, nous n’avons rien négligé pour soulager les prisonniers français partout où nous en avons rencontré. Dans les palais, dans les chaumières, dans les cachots et dans les hôpitaux, nous les avons visités, nous leur avons porté des secours et des consolations.

Arrivés à Berlin, le 17 février 1815, nous rendîmes compte à M. le comte de Caraman de la position malheureuse des prisonniers français. Cet ambassadeur s’empressa de leur envoyer quelques faibles secours qu’il adressa à M. le marquis de Bassompierre, chargé par le gouvernement français des renvois des prisonniers qui revenaient de l’intérieur de la Russie. M. de Caraman nous témoigna toute sa satisfaction des renseignemens que nous fûmes à même de lui donner sur un grand nombre de Français qui se trouvaient encore dans ces contrées.

Tel est le récit exact des événemens dont