Page:Beauchamp - Mémoires secrets et inédits pour servir à l’histoire contemporaine, tome 2.djvu/137

Cette page a été validée par deux contributeurs.


cosaque profita de cet instant pour lui porter un coup de lance qu’il eut le bonheur de parer en ripostant par un coup de sabre. Le cosaque ne jugea pas à propos de revenir à la charge ; il tourna bride à l’exemple des autres.

Le lendemain, se livra la bataille de la Moskowa. Irrités de la prise de Smolensk et des défaites qu’ils avaient déjà éprouvées en plusieurs rencontres depuis l’ouverture de la campagne, les Russes cherchaient l’occasion de se mesurer en bataille rangée avec les Français. Ils avaient concentré toutes leurs forces sur le plateau qui domine Borodino. L’armée française, composée de l’ancienne et de la nouvelle garde, des corps du maréchal Ney et du maréchal Davoust, de ceux des princes Eugène Beauharnais et Poniatowski, et des quatre grands corps de cavalerie sous les ordres des généraux Nansouty, Montbrun, Latour-Maubourg et Grouchy, qui faisaient partie du corps d’armée de Murat, formait un total d’environ cent trente mille hommes.