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velles d’Alexandrie pour se décider à partir. Il attendait également celles de Salahiéh, pour savoir de quel côté sa présence, avec le corps d’armée, serait le plus nécessaire.

Le 19, le général en chef Menou apprend du général Friant, que le 17 ventôse, à la pointe du jour, la mer étant calme, un convoi d’embarcations, protégé par de fortes chaloupes canonnières, était venu sur trois colonnes à terre, et avaient abordé après s’être mis sur une ligne de front. L’adjudant-général Martinet avec son avant-garde a voulu empêcher le débarquement de la colonne de droite. Ses troupes étant peu considérables, il n’a pu attaquer toutes les colonnes à la fois. Le général Friant s’est aussitôt mis en marche avec sa colonne, mais l’ennemi avait déjà débarqué au nombre de six mille hommes sans canon. Le général Martinet a été blessé mortellement sur le bord de la mer. Ses troupes se sont débandées, et ont été se rallier au général Friant. Ce général se proposait de faire une vive