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armer tous les marins, les fit placer dans les batteries et redoutes, dans les forts, phares et cretins d’observation. Il forma de sa troupe de ligne une colonne mobile, dont il prit le commandement, composée de la 75e de bataille, de la 61e de bataille, du 18e régiment de dragons, et d’une compagnie d’artillerie volante ; cette colonne se tint prête à marcher au besoin ; elle était de deux mille hommes. À onze heures et demie, l’escadre fit voile pour la baie d’Aboukir. Un coup de vent se leva, et la força de retourner au large se mettre à la cape. Les troupes de Rosette, composées de détachemens de différens corps, avec un peu de cavalerie, se tinrent en défense. Le fort d’Aboukir était armé et défendu par un bataillon de la 61e demi-brigade. Le fort Julien, au bogase de Rosette, également bien armé. Le citoyen Rinache, chef du bataillon du génie, qui avait fait faire les réparations du fort d’Aboukir, en avait le commandement. Sa conduite héroïque sera citée ci-après.