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nue, Bonaparte fit succéder un billet, qu’il écrivit à Kléber au moment de mettre à la voile, et dans lequel il le priait de faire partir, dans le courant d’octobre, Junot son aide-de-camp, qu’il laissait au Caire, ainsi que ses domestiques, et tous les effets qu’il y laissait.

Il ajoutait : « Quant aux fortifications, Alexandrie et El-Arich, voilà les clefs de l’Égypte. »

Bonaparte ne fut rappelé d’Égypte par aucun des directeurs ; mais bien par Lucien et par Joseph ses frères, de même que par le parti qu’ils s’étaient ménagé dans le conseil et au dehors, avec les moyens et les ressources qu’ils tenaient du conquérant de l’Italie.

Quant à lui, ne voulant pas arriver les mains vides, il employa les sommes qui étaient dans les caisses de l’armée d’Égypte, non à solder l’armée, mais à former un trésor destiné à être emporté en France. Les généraux et officiers supérieurs qui devaient l’accompagner contractèrent tous, à l’exception d’An-