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chef y avait refusé sa participation, ce dernier put remarquer, au retour de Syrie, par l’accueil froid que lui fit le général Bonaparte combien il lui gardait de ressentiment. Déjà les hommes du comité secret, appréciant les dispositions du général en chef, et redoutant les divulgations qui pourraient l’irriter, mettaient en question les talens de Desgenettes, et discutaient la conduite, comme médecin en chef, de celui qui avait eu le courage de s’inoculer la maladie pestilentielle qui ravageait l’armée. On s’était même déjà concerté pour faire rédiger par les membres dévoués de l’Institut un travail sur la peste, qui rejetterait sur ce fléau mal connu, et trop tard étudié, le non succès du siége de Saint-Jean-d’Acre, et les malheurs de l’expédition.

À peu de distance, l’Institut fut convoqué, et le général en chef proposa lui-même la nomination d’une commission qui se chargerait du travail qu’on avait en vue, et dont on exposa le programme. Monge, président de l’In-