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général Verdier. Quelques postes furent surpris et égorgés ; mais on finit par rencontrer toute la garnison sous les armes, et les mêmes obstacles qui avaient empêché les effets des assauts précédens. On fut contraint de rentrer dans la tranchée.

Le général en chef fit continuer le feu des batteries de brèche jusqu’à quatre heures du soir, heure à laquelle il ordonna de renouveler l’assaut. L’attaque fut terrible, et la défense tout aussi opiniâtre. Presque toutes nos troupes furent mises en mouvement, même une petite partie de la division Kléber, qui était rentrée au camp la veille. Venaux, colonel, fut la première victime ; il périt sur la brèche, et ses grenadiers, malgré les plus brillans efforts, ne purent franchir la seconde enceinte. L’adjudant-général Fouler fut également tué sur la brèche ; Croisier, aide-de-camp du général en chef, fut atteint d’une balle, dont la blessure devint mortelle. Le général Bon fut aussi blessé à mort d’un coup de feu qui lui traversa le bas-ventre. Les