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pas par un souterrain que s’évapora la mine ; ce fut l’ingénieur Phélippeaux qui fit contre-miner avec succès.

La deuxième mine fut encore plus mal calculée par ceux qui la dirigeaient. Oui, le général Bonaparte alla lui-même la reconnaître ; il y courut de grands dangers et reçut plusieurs balles dans son casque.

Le Ier mai, un quatrième assaut pour se loger dans la tour ne fut pas plus heureux ; l’ennemi, dans une sortie, fusilla la tour à revers. L’ennemi sentait la nécessité de ne pas se borner à la défensive, et à nous opposer des contre-mines. Déjà tous les créneaux de ses murailles étaient détruits et ses batteries démontées ; mais trois mille hommes de renfort lui permirent de réparer ses pertes. Le 4 mai nous assaillîmes les ouvrages extérieurs, mais nous ne pûmes les détruire entièrement. Le lendemain, l’ennemi fit une sixième sortie, éventa la mine et combla les puits. Le lendemain dans la nuit nous livrâmes le cinquième assaut. Nos grenadiers se