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résultera-t-il pour la France ? De deux choses l’une :

» Ou l’on voudra sur-le-champ chasser de l’Inde les Anglais de vive force, ou l’on se contentera d’anéantir leur commerce avec l’Inde, et de le remplacer par l’avantage seul de notre position en Égypte. Dans le premier cas, rien de plus facile que de faire passer en très-peu de temps, au moyen d’une escadre stationnée à Suez, tel nombre de troupes que l’on voudra, soit aux Marattes, soit à Tippo-Saïb, qui, bien sûrs d’être puissamment soutenus par nous, du moment que nous serons maîtres de l’Égypte, et étant mortels ennemis des Anglais, s’empresseront de les attaquer, et leur feront une guerre d’extermination, jusqu’à ce qu’ils les aient expulsés du Bengale et de leurs autres possessions : ce qu’ils feront immanquablement et promptement avec notre secours.

» Pour nous, il nous suffira de prendre comme indemnité et de conserver dans