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blant le mont Carmel, ce qui décida du salut de Saint-Jean-d’Acre.

Cependant la confiance du général en chef n’en parut pas diminuée. Il fit ouvrir la tranchée et continuer les travaux avec la plus grande activité, après avoir adressé aux habitans du pachalic d’Acre, une proclamation qui contenait les passages suivans :

« Dieu donne la victoire à qui il veut ; il n’en doit compte à personne : les peuples doivent se soumettre à sa volonté. En entrant avec mon armée dans le gouvernement d’Acre, mon intention est de punir Djezzar-Pacha, de ce qu’il ose me provoquer à la guerre, et de vous délivrer des vexations qu’il exerce envers le peuple. Dieu, qui tôt ou tard punit les tyrans, a décidé que la fin du règne de Djezzar est arrivé. »

Les premiers jours l’armée eut à souffrir de la disette ; mais bientôt les Druses apportèrent des provisions de toute espèce dans le camp, et l’on y établit une manutention pour la confection du pain. Le général en chef